Pourquoi me direz-vous
Concernant les aménagements pour handicapés, le Japon y accorde visiblement beaucoup d’importance. Même sans chiffres officiels à l’appui, je pense que la grosse majorité des endroits sont accessibles aux personnes à mobilité réduite. Les aménagements les plus remarquables sont ceux pour les personnes mal voyantes. Les grosses intersections ont des passages piétons qui émettent un son lorsqu’ils passent au vert, on trouve des “lignes jaunes” qui servent de guide pour les cannes sur presque tout les trottoirs et dans beaucoup de bâtiments…

Il y a énormément d’inscriptions en braille, dont certaines je me demande bien ce qu’elles peuvent raconter…

si si sur le bout de la rampe…

On pourrait penser au nom de la sortie mais je me rappelle qu’il n’y en avait qu’une seule sur ce quai… peut être pour indiquer de quel côté les flux montants et descendants se dirigent aux heures de pointes. Si quelqu’un sait lire le braille, je serais curieux de savoir
Encore plus fort…

Le plan des toilettes en braille…
Sinon on y trouve évidemment les classiques boutons d’ascenseur (ici ils parlent aussi le plus souvent, indiquant que les portes se ferment, l’étage…), les distributeurs de billets (qui parlent aussi), les machines pour les tickets de train…

Ils peuvent même se cuiter tranquille, il y a la notice pour ouvrir la canette

Enfin c’est bien joli tout ça, mais il faudrait peut être aussi penser à mettre de l’aide pour les pauvres étrangers qui luttent pour apprendre tout les kanji. On peut parfois (voir souvent… voir carrément tout le temps pour certains…) pas lire non plus nous
Ceux qui avaient déjà suivis mes aventures à Kôbe se rappellent peut-être de ce qu’est Hanami (flashback).
Rattrapage pour les autres…
Hanami (花見 ; littéralement, « regarder les fleurs ») est la coutume traditionnelle japonaise d’apprécier la beauté des fleurs, et principalement les fleurs de cerisier.
Je n’ai pas échappé à la tradition cette année encore et je suis aller participer à cette jolie fête, dans un autre style toutefois que la précédent édition de Kôbe (Shukugawa pour être exact
).
Hanami à la mode Kansai (région de Kôbe/Osaka/Kyôto), c’est un pic-nic entre amis ou en famille dans l’herbe sous les cerisiers.





A Chiba il y a nettement moins d’herbe… On peut pas tout avoir : Tôkyô et nature ensemble c’est pas simple
On a passé Hanami avec des amis à Matsudo, où ça ressemblait plus à une foire de chez nous, avec beaucoup de monde, des stands de nourriture, jeux… Il y avait toujours le traditionnel couloir de cerisiers comme j’appelle ça (rue principale bordée de nombreux cerisiers en fleurs qui font comme un tunnel rose, et le moindre coup de vent fait “neiger” les pétales). Comme le climat se dérègle également au Japon, Hanami était un peu passé lors du week-end, les arbres commençaient déjà à perdre leur couleur rose (ça fait un tunnel rose troué…). Ce fût tout de même très agréable, on a eu un temps superbe (ce qui n’est pas vraiment le cas en France à ce que j’ai cru comprendre



A l’image de ce titre, les capacités créatives des Japonais dans le domaine linguistique atteignent des sommets.
J’ai récemment subit les conséquences du fléau mondial qui touche particulièrement la gente féminine: les soldes.
Alors qu’Akiko était à la recherche du sac de ses rêves, je tuais le temps en prenant des photos des enseignes de magasins du grand centre où nous étions. C’est hallucinant le nombre de magasins portant des noms en Français (je dirais environ 70% à 80%), c’est vrai que la France est synonyme de mode et de bon goût dans beaucoup de pays dans le monde, le Japon en fait partie.
Mais avant toute chose, j’aimerais montrer l’état des rayons de magasins en pèriode de soldes au Japon. Cela doit produire une hormone particulière chez les femmes qui se doivent de laisser le bordel (littéralement) partout où elles passent. Ainsi on entre dans des magasins “relativement” dévastés, et les pauvres vendeuses qui essayent de suivre en repliant les vêtements, sachant pertinament qu’elles les verront voler au travers du magasins quelques secondes après

Donc comme je disais, la langue Française ayant la cote dans le monde de la mode, il est très classe d’appeler son magasin “mon manière” (?) ou encore “belle boudoir” (??)


Le “franglais” fait également fureur au Japon.

Tout ceci s’applique également à la nourriture

Même si la part de Français est réduite à son minimum, 2 lettres suffisent pour avoir la classe

Le pire est que beaucoup de noms ont une connotation négative, ce qui n’est pas la première règle marketing qu’on apprend en général. On trouve ainsi des magasins à la pointe de la mode avec des noms tel que “archives“… où le très raffiné “cocue” (le fond jaune est de rigueur avec un tel nom
)

Tu es nul en orthographe? le Japon a besoin de toi

Et alors deux joyaux, le premier concernant la “boulangerie” qui se trouve près de chez moi (si c’est pas un coup de bol ça
). Un tel établissement qui se vente de faire des produits dignes de notre beau pays se doit de mettre le plus de Français que possible. On y trouve ainsi des journaux en Français, et la vitrine est remplie d’inscriptions que je suis presque le seul à comprendre. Ils ont au moins le mérite d’être écrits (presque) sans fautes.

Mais…

On est mi-mars quoi
Allez je suis pas vache, en juin j’irai lui dire que ça fait con…
PIA est une chaine d’établissements de jeux d’argent (pachinko) très célèbre ici, qui ne fait sa pub qu’à base de slogans en Français. PIA aime aussi les filles Européenes sur leurs affiches, cela suit la logique des slogans, mais pitié, choisissez les mieux…

Celle de droite doit être tout fraichement sortie de cure de désintoxication.

Et là il faut s’imaginer notre publicitaire Japonais, qui tient le slogan de sa carrière dans notre belle langue, mais confronté à un cruel problème. Où les Français ont-ils été chercher toutes leurs lettres bizarres? Par moyen de taper é è à ù ç… sur les claviers locaux, dommage… Et ce publicitaire a malheureusement séché le cours sur l’insertion de caractères spéciaux à la fac… dommage. Mais on ne la lui fait pas, et consciencieux comme il est, il n’est pas envisageable d’adopter la facilité. Il a finalement réussit à les mettres ses accents, dommage qu’ils ne soient pas sur les lettres…
Trop forts ces Japonais

P.S: désolé pour les fautes d’orthographe de cet article
D’après le petit Larousse illustré de 1025 pages écrites en tout petit, super lourd et sans images :
échappatoire (nom féminin) : Moyen de se tirer d’embarras de façon habile.
De façon habile… ici c’est une question de point de vue. J’ai souvent parlé des cadres (salarymen comme ils sont appelés ici) qui vont se prendre des murges astronomiques après le boulot (4 bières suffisent, le Romu-style touche même l’Asie
). Certains d’entre vous avez du mal à s’imaginer les mecs en costards étalés sur les trottoires, donc des photos sont toutes indiquées. Celles-ci ne sont pas de moi, mais j’aurais pas loin à aller pour faire les mêmes
y’en a dans tout centre ville digne de ce nom.



Une petite virée nocturne donne à n’importe quel touriste la posibilité d’admirer ces extraordinaires spécimens (certains auront même la chance, à l’image de ma mère restée une semaine à Kôbe, de se prendre une quiche à 10cm des chaussures dans le train). Ce phénomène touche principalement les hommes mais on trouve aussi beaucoup de femmes qui ont la purée aux bords des lèvres.Et bon appétit bien sûr
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