Où est-ce que l’herbe est la plus verte?

Ξ juin 1st, 2008 | → 0 Comments | ∇ Société |

Un classement intéressant est apparu dans les sites d’informations Japonais sur Internet, celui des pays les plus paisibles et agréables à vivre dans le monde. Le classement (Global Peace Index, GPI) a été établit à partir de 24 indicateurs qualitatifs et quantitatifs provenant de sources sures (facteurs internes et externes, force militaire, relations avec les pays voisins, respect des droits de l’Homme, taux de criminalité…).

Global Peace Index (GPI) - World Map

 

Le classement 2008 (tiré du site officiel où le classement 2007 est également disponible avec une comparaison des deux années).

 

Global Peace Index (GPI) - 2008

En regardant de plus près les deux pays en relation avec ce blog : très bonne place pour le Japon (5ème), avis plus mitigé pour la France (36ème)…

On peut avoir accès aux critères qui ont été pris en compte pour le classement en détails, j’ai mis les liens originaux (en Anglais) et les liens vers les pages traduites automatiquement par Google pour ceux qui luttent avec la langue de Shakespeare (mais je ne suis pas responsable des traductions “étranges” qui peuvent sortir de cet outil :mrgreen: ).

Japon => Anglais / Français

France => Anglais / Français

Sur la page suivante, les critères mis côte à côte dans un même tableau : Anglais / Français

 

Sumo (相撲)

Ξ mai 27th, 2008 | → 5 commentaires | ∇ Société, Tokyo |

J’ai eu la chance de pouvoir assister à une compétition de Sumo à Tokyo (大相撲 五月場所, ozumô gogatsu basho), c’est très différent de l’image que je m’en faisais.

Le Sumo est le sport de lutte Japonais qui se distingue particulièrement par la corpulence des participants et leurs (absence de?) tenues… (illustration ci-dessous pour le plaisir des yeux de ces dames, merci qui? :mrgreen: )

Combat de Sumo

 

 

Mais alors par contre j’arrête tout de suite ceux qui pourraient penser “gros”, parce que on en a croisé dans le train, on est loin du petit gros qui bosse chez Mc Do… Ils mesurent tous entre 1m85 et 2m, et tournent entre 130 et 170kg. Je peux vous dire que ça fait une carrure plutôt imposante :lol: Et durant les combats, la graisse ondule un peu certes mais j’aimerais pas être entre les deux au moment de l’impact.

 

Les règles

 

Les deux combattants (le Sumo professionnel est réservé aux hommes… ouf…) se battent dans un cercle de 4.55m délimité par des sacs de riz. Le combat démarre après de nombreux rites traditionnels, et se finit lorsqu’un des combattants touche terre avec une partie du corps autres que les pieds, ou qu’il est poussé hors du cercle (auxquels cas il a perdu). Il y a officiellement 82 techniques gagnantes.

Les combats sont très rapides (en moyenne 15 secondes), chaque Sumo ne lutte qu’une seule fois par compétition. Un évènement comme celui-ci compte en moyenne 220 rencontrent qui sont désignées par un jury spécial (les débutants le matin puis crescendo pour finir par les deux champions en fin d’après-midi). Il y a plusieurs compétitions de ce type par saison, le champion étant celui qui en remporte le plus.

 

Combat de Sumo

On était placé assez loin mais on pouvait très bien voir les combats. Les places ne sont pas données, les moins chères sont raisonnables à 4000¥ (~25€) mais peuvent monter très haut pour les premiers rangs. Le Sumo est un sport encore très populaire au Japon, en particulier chez les plus âgés (les jeunes étant plus attirés par le base-ball).

 

J’ai mis bout à bout plusieurs combats de Sumo que j’ai filmé avec mon appareil photo (qualité plus que moyenne :oops: ). On peut y voir une partie des rites de préparation, la jetée du sel sur le cercle et quelques combats.

Le sel était autrefois considéré comme élément purificateur, la tradition était donc de jeter une poignée de sel au sol dans le cercle avant le combat. Parmi ces autres mouvements à connotation religieuse, chaque lutteur boit une gorgée d’eau afin de purifier son corps et marque le sable de la main afin de chasser les esprits.

La tentative de décollage d’un des lutteurs vaut bien un petit ralenti :lol:

 

J’ai aussi filmé “l’entrée en scène” des 2 Yokozuna (横綱), nom du rang (et non pas le niveau) le plus élevé que peut atteindre un lutteur. Une fois promu, le yokozuna ne peut plus perdre son titre, mais on attend de lui qu’il se retire s’il ne peut plus obtenir des résultats dignes de son rang.

Les deux yokozuna actuels ( 朝青龍, asashiôryû et 白鵬, hakuhô) ne sont pas Japonais mais d’origine Mongole. Le futur champion (la saison touchant à sa fin, il est déjà officieusement connu) est quant à lui d’origine Bulgare.

Ci-dessous une vidéo de 朝青龍 (asashiôryû) visiblement expert du moonwalk frontal :mrgreen:

YMCA?

Le deuxième yokozuna (白鵬, hakuhô) :

yokozuna

 

Les tenues spéciales qu’ils portent (kesho-mawashi) sont généralement offertes par les supporteurs ou les sponsors lorsque le Sumo atteint le rang “intermédiaire” appelé juryo (une de ces tenues fabriquées dans des endroits bien particuliers souvent ornées de diamants ou d’or coutent tout de même au minimum 2 millions de yens soit un peu plus de 12 000€). Le type de chignon qu’un Sumo porte est aussi significatif de son rang.

On a bien pu voir ces tenues traditionnelles lors de l’entrée des Sumo de la division Makuuchi.

 

Il faut savoir que les Sumo sont très respectés au Japon, qu’ils ont des supporteurs dignes des plus grandes stars (l’entrée du bâtiment avait des airs de festival de Cannes). Ils ont aussi en général les plus beaux mannequins du Japon pour copines…

Pour finir, j’ai inclus ci-dessous la vidéo du combat complet du yokozuna asashiôryû, avec toute la partie rituelle, les multiples relances à cause de la perte de concentration et enfin sa victoire.

 

 

La fête des mères au Japon

Ξ mai 5th, 2008 | → 1 Comments | ∇ Société, linguistique |

母の日 (haha no hi, ceux qui sont allergiques au sons en “h” passeront leurs chemins :lol: ) au Japon est très semblable à la fête des mères chez nous… voir exactement pareil, sauf la date. Les Japonais célèbrent leurs mamans à la même date que la majorité des pays qui le font, le 2ème dimanche de Mai. La France semble être le seul pays à fêter ça le dernier dimanche de Mai…

Pour la suite, ça se passe de la même façon, avec les fautes d’orthographe en plus :mrgreen:

Comme je l’avais expliqué dans mon article sur la langue Japonaise, cela vient du fait que les éléments de base de la langue se trouvent être des sons, et non des lettres comme chez nous. La prononciation de “mother” en Anglais donne bien le son “a” et non le son “o”. Donc sans complexe, ils l’écrivent avec un “a” :mrgreen:

 

Changement de VISA au Japon (touriste=>étudiant)

Ξ avril 29th, 2008 | → 10 commentaires | ∇ Etudes / Boulot, Société |

J’ai eu tellement de mal à trouver des informations à ce sujet lorsque j’en cherchais ( :cry: ), je vais écrire un petit post pour guider les étudiants (ou autres :mrgreen: ) qui seraient dans le même cas que moi et qui par chance tombent sur cette page.

 

Je suis venu au Japon entant que touriste fin Février (étant de nationalité Française, il m’était possible de rester 90 jours sans VISA sous le titre de “temporary visitor“). J’ai fais ceci dans le but de régler les problèmes d’appartement et autres avant la rentrée mais n’ayant pas reçu mon “Certificat of Eligibility” (CoE, 在留資格認定証明書, ざいりゅうしかくにんていしょうめいしょ) à temps, je n’ai pas pu faire mon VISA étudiant avant de partir (la procédure normale étant de faire son VISA étudiant en France et de rentrer au Japon sous ce titre).

Le Certificat of Eligibility est un papier délivré par l’université ou l’entreprise d’accueil afin de grandement faciliter les procédures de VISA. Il faut environ un mois pour recevoir ce papier (parfois plus dans les périodes chargées telle que Février/Mars), et 48h pour recevoir le VISA après être passé à l’ambassade du Japon à Paris en possesion du CoE.

L’université m’a remis mon Certificat of Eligibility mi-mars (la rentrée scolaire au Japon étant début Avril).

 

Problème: il n’est pas possible de changer de type de VISA sans quitter le territoire. Dans le cas classique la personne va en Corée (du Sud…) afin de faire son VISA dans l’ambassade Japonaise à Séoul. Il est possible de faire la procédure dans n’importe quelle ambassade du Japon (liste des ambassades du Japon dans le monde).

Ceci étant la théorie, il peut être judicieux de tenter une demande de changement de statut dans le pays avant l’expiration de la pèriode de 90 jours afin d’acquérir le statut désiré sans quitter le pays. Le nom officiel de la procédure est 在留資格変更許可申請書 (APPLICATION FOR CHANGE OF STATUS OF RESIDENCE). Le document est visualisable au format pdf sur cette page du site du bureau d’immigration.

 

Il faut savoir que la procédure ne marche pas à tout les coups et que dans le cas d’un refus, la sortie de territoire est obligatoire. Il faut bien compter la journée pour cette démarche (avec la loooooooongue attente). Une personne accompagnant parlant bien japonais peut-être utile car très (très très) peu de personnes parlent Anglais dans ces bureaux (oui c’est stupide pour un centre d’immigration :roll: , disons que c’est un test d’entrée…). Ils m’ont notamment demandé de rédiger un texte expliquant les raisons de mon arrivée anticipée au Japon en Français et en Japonais. Il faut présenter le CoE qu’ils conservent (donc une photocopie avant peut-être utile).

Informations utiles : site du bureau d’immigration

Le centre de Tokyo : image, adresse, plan d’accès, instructions d’accès

Si la procédure est un succès, on reçoit un papier dans la boite aux lettres (il faut compter 1 bon mois) disant qu’il faut retourner au centre ( :cry: ) pour aller chercher son petit autocollant qui permet de rester la période spécifiée sur le Certificat of Eligibility (il faut compter la journée aussi, c’est très très long).

:!: Il arrive que la validité du permis de séjour en cours arrive à son terme pendant que la procédure de changement ou le renouvèlement de statut de séjour est en cours - ce n’est pas grâve :mrgreen: . Une fois la procédure entamée, on a droit à un joli tampon sur le passeport qui fait office de VISA et qui permet donc de rester en règle si la période de 90 jours expire. Dans le cas où la demande est rejetée, un nouveau titre de séjour court sera accordé, permettant de préparer le départ.

 

Juste une dernière information, on a pas le droit de quitter le pays (genre petite semaine de vacance dans les pays proches) sans avoir au préalable fait une demande (toujours dans le même centre, mais la procédure est plus rapide, une demi-journée…) d’un re-entry permit. Sans cela, il n’est pas possible de ré-entrer au Japon. Cela coute 3000¥ (18€) pour la demande de permission d’une seule sortie, ou 6000¥ pour une permission renouvelable.

 

Bonne chance à ceux qui vont se lancer dans ces longues démarches, et n’hésitez pas pour toutes questions (j’ai assez galéré moi-même :cry: )

 

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