Enfin façon de parler… je trouve amusant tout les petits, voir tout petits magasins (cabanes… cahuttes… abris… tas de tôles…) qui vendent des fruits et légumes frais fraichement sortis du jardin. On en trouve pas mal dès qu’on s’éloigne un peu des gros centres-ville, Akiko est assez fan.
Ces magasins sont souvent tenus par des personnes âgées, les prix sont abordables (enfin je pense car je suis plus au courant des fluctuations du prix du pack de Kro que du kilo de tomates) et la qualité est au rendez-vous (ce qui n’est pas vraiment le cas du pack de Kro par contre ).
On en a même trouvé une à la pointe de la technologie.
Faut pas chercher sur la photo, c’est juste un jardin, tout le monde sait ce que sait normalement
Mais en bordure (et là l’appellation “tas de tôles” prend tout son sens):
Même plus besoin de cramer 2h au soleil pour vendre 3 poireaux.
(un ordre d’idée, 100¥ vaut grossièrement 60 centimes).
J’ai oublié de parler de la cérémonie qui a eu lieu au début du mois d’avril pour l’arrivée des nouveaux étudiants. Il faut savoir que février et mars sont les grandes vacances ici et que la rentrée se fait donc en avril. Les pauvres étudiants ne peuvent pas profiter du soleil durant leurs longs mois de glandage.
Je n’étais pas parmi les nouveaux arrivants ( ) n’étant qu’un étudiant à cours terme… En plus je suis considéré comme un étudiant de 2ème année de master, donc je ne rentre pas dans la catégorie “newbies” sur le papier. Mon prof m’a proposé d’y aller avec lui pour voir comment ça se passe donc en voiture!
Très très très officielle, avec tout le monde en costume, la grande musique, la grande salle et tout. Tout les nouveaux étudiants tout fiers (c’est pas simple d’intégrer les universités ici contrairement à la France, ils sont plus proches du système américains avec des concours d’entrée propres à chaque université).
A gauche la présidence de l’université et à droite les “propriétaires” ou “actionnaires”… je sais pas comment on dit. Il y a deux types d’universités au Japon, comme chez nous, publiques et privées. Le CIT est privée.
J’ai fais un beau panoramique lorsque mon cerveau commençait à devenir imperméable aux discours en Japonais et que j’avais donc du temps libre
J’ai tenté une version interactive ci-dessous (mouvement à la souris)
Cérémonie des nouveaux étudiants
Chiba Institute Of Technology
Bon l’applet est jolie mais elle déforme un peu
Voir ci dessous pour l’original…
(ben oui si tu cliques pas sur l’image tu verras rien…)
Et à la fin le traditionnel chant officiel de l’école, toute les universités en ont un.
Jusque là, rien de bien exceptionnel, par contre après la cérémonie, j’ai été assez surpris lorsque mon prof m’a dit “tiens, on va aller chez Carrefour!!”
J’ai rien contre Carrefour (c’est même très agréable de retrouver une empreinte française dans l’économie locale) mais ça surprend comme suite de programme. Donc nous voilà partis direction Carrefour avec les nouveaux étudiants du labo pris au passage à la sortie de la cérémonie.
Liste de course stéréotypée du Français : fromage, vin, paté (stéréotype mais plutôt réaliste non???…)
Les produits Français sont un peu moins chers ici quand même, dommage qu’il soit loin de chez moi
On ressent facilement une overdose de tour Eiffel au fil des rayons…
A noter le très cliché “pack Français” avec une baguette, un fromage et une bouteille de vin.
Bref tout ça empaqueté, retour au labo pour une petite bouffe très sympa avec les gens du labo et une connotation assurément Française. J’ai même réussit à trouver de la terrine de lapin, ce qui fut une nouvelle expèrience pour eux (les Japonais ne mangent jamais de lapin, ils ne savaient même pas que ça se mange). Au final ils ont adoré
D’après le petit Larousse illustré de 1025 pages écrites en tout petit, super lourd et sans images :
échappatoire (nom féminin) : Moyen de se tirer d’embarras de façon habile.
De façon habile… ici c’est une question de point de vue. J’ai souvent parlé des cadres (salarymen comme ils sont appelés ici) qui vont se prendre des murges astronomiques après le boulot (4 bières suffisent, le Romu-style touche même l’Asie ). Certains d’entre vous avez du mal à s’imaginer les mecs en costards étalés sur les trottoires, donc des photos sont toutes indiquées. Celles-ci ne sont pas de moi, mais j’aurais pas loin à aller pour faire les mêmes y’en a dans tout centre ville digne de ce nom.
Une petite virée nocturne donne à n’importe quel touriste la posibilité d’admirer ces extraordinaires spécimens (certains auront même la chance, à l’image de ma mère restée une semaine à Kôbe, de se prendre une quiche à 10cm des chaussures dans le train). Ce phénomène touche principalement les hommes mais on trouve aussi beaucoup de femmes qui ont la purée aux bords des lèvres.Et bon appétit bien sûr