J’ai eu la chance de pouvoir assister à une compétition de Sumo à Tokyo (大相撲 五月場所, ozumô gogatsu basho), c’est très différent de l’image que je m’en faisais.
Le Sumo est le sport de lutte Japonais qui se distingue particulièrement par la corpulence des participants et leurs (absence de?) tenues… (illustration ci-dessous pour le plaisir des yeux de ces dames, merci qui? )
Mais alors par contre j’arrête tout de suite ceux qui pourraient penser “gros”, parce que on en a croisé dans le train, on est loin du petit gros qui bosse chez Mc Do… Ils mesurent tous entre 1m85 et 2m, et tournent entre 130 et 170kg. Je peux vous dire que ça fait une carrure plutôt imposante Et durant les combats, la graisse ondule un peu certes mais j’aimerais pas être entre les deux au moment de l’impact.
Les règles
Les deux combattants (le Sumo professionnel est réservé aux hommes… ouf…) se battent dans un cercle de 4.55m délimité par des sacs de riz. Le combat démarre après de nombreux rites traditionnels, et se finit lorsqu’un des combattants touche terre avec une partie du corps autres que les pieds, ou qu’il est poussé hors du cercle (auxquels cas il a perdu). Il y a officiellement 82 techniques gagnantes.
Les combats sont très rapides (en moyenne 15 secondes), chaque Sumo ne lutte qu’une seule fois par compétition. Un évènement comme celui-ci compte en moyenne 220 rencontrent qui sont désignées par un jury spécial (les débutants le matin puis crescendo pour finir par les deux champions en fin d’après-midi). Il y a plusieurs compétitions de ce type par saison, le champion étant celui qui en remporte le plus.
On était placé assez loin mais on pouvait très bien voir les combats. Les places ne sont pas données, les moins chères sont raisonnables à 4000¥ (~25€) mais peuvent monter très haut pour les premiers rangs. Le Sumo est un sport encore très populaire au Japon, en particulier chez les plus âgés (les jeunes étant plus attirés par le base-ball).
J’ai mis bout à bout plusieurs combats de Sumo que j’ai filmé avec mon appareil photo (qualité plus que moyenne ). On peut y voir une partie des rites de préparation, la jetée du sel sur le cercle et quelques combats.
Le sel était autrefois considéré comme élément purificateur, la tradition était donc de jeter une poignée de sel au sol dans le cercle avant le combat. Parmi ces autres mouvements à connotation religieuse, chaque lutteur boit une gorgée d’eau afin de purifier son corps et marque le sable de la main afin de chasser les esprits.
J’ai aussi filmé “l’entrée en scène” des 2 Yokozuna (横綱), nom du rang (et non pas le niveau) le plus élevé que peut atteindre un lutteur. Une fois promu, le yokozuna ne peut plus perdre son titre, mais on attend de lui qu’il se retire s’il ne peut plus obtenir des résultats dignes de son rang.
Les deux yokozuna actuels ( 朝青龍, asashiôryû et 白鵬, hakuhô) ne sont pas Japonais mais d’origine Mongole. Le futur champion (la saison touchant à sa fin, il est déjà officieusement connu) est quant à lui d’origine Bulgare.
Ci-dessous une vidéo de 朝青龍 (asashiôryû) visiblement expert du moonwalk frontal
Les tenues spéciales qu’ils portent (kesho-mawashi) sont généralement offertes par les supporteurs ou les sponsors lorsque le Sumo atteint le rang “intermédiaire” appelé juryo (une de ces tenues fabriquées dans des endroits bien particuliers souvent ornées de diamants ou d’or coutent tout de même au minimum 2 millions de yens soit un peu plus de 12 000€). Le type de chignon qu’un Sumo porte est aussi significatif de son rang.
On a bien pu voir ces tenues traditionnelles lors de l’entrée des Sumo de la division Makuuchi.
Il faut savoir que les Sumo sont très respectés au Japon, qu’ils ont des supporteurs dignes des plus grandes stars (l’entrée du bâtiment avait des airs de festival de Cannes). Ils ont aussi en général les plus beaux mannequins du Japon pour copines…
Pour finir, j’ai inclus ci-dessous la vidéo du combat complet du yokozuna asashiôryû, avec toute la partie rituelle, les multiples relances à cause de la perte de concentration et enfin sa victoire.
Les pigeons… les pigeons Parisiens n’ont déjà pas grand chose à voir avec ceux de Bar-le-Duc qui s’envolent au moindre petit bruit, ils marchent à côté de toi dans la rue sur un rythme de musique techno qu’ils sont les seuls à entendre, limite si ils t’agresseraient pas pour avoir un crouton de pain.
Les pigeons Japonais aussi n’ont vraiment pas peur, j’avais jamais touché de pigeon avant (rien de sexuel )!
Petites informations sur l’écriture des dates en Japonais (en lien avec l’article ci-dessus).
Les Japonais écrivent les chiffres des dates en chiffres Arabes comme nous mais les éléments de la date sont spécifiés en kanji : 年 (ねん, nen) pour l’année, 月 (げつ, getsu) pour le mois et 日 (にち, nichi) pour le jour.
Il faut suivre l’inverse de l’ordre d’écriture en France, ce qui donne donc Année / Mois /Jour.
Par exemple ma date de naissance le 5 Octobre 1984 donne 1984年10月05日.
C’est pas si compliqué le Japonais finalement
Non je rigole ! Y’a un truc pour compliquer tout ça, sinon ça ne serait pas marrant et le Japon perdrait son charme… Il y a deux systèmes de date couramment utilisés ici pour lesquels les jours et les mois restent identiques mais l’année diffère.
Le “vrai calendrier Japonais” se construit selon les empereurs successifs. Quand un passe l’arme à gauche (donnant donc sa place au suivant…), les années repartent à 1 (année qui porte d’ailleurs un nom particulier : 元年, がんねん, gannen) . Autant dire que ça va être tendu d’atteindre l’an 2000…
Afin de différencier les dates qui s’écriraient de la même façon après un reset d’un empereur à un autre, le gouvernement Japonais donne à chaque “ère” un nom différent. Nous sommes actuellement à l’année 20 de l’ère Heisei (平成) qui a débuté le 8 Janvier 1989.
Japonaisement parlant, je suis donc nait le 59年10月05日 de l’ère Showa (昭和, en gros de 1925 à 1989).
La Chiba Institute of Technology (CIT) de loin ça donne :
On peut pas se tromper, c’est marqué dessus
Je vais commencer par le campus de Tsudanuma (津田沼), c’est là où se trouve mon labo, à 10 minutes à pieds de notre appartement.
Le building dans lequel se trouve mon labo, tout beau, tout neuf:
Si on me cherche, c’est le bâtiment N°7
Pourquoi une photo de l’ascenseur? C’est vrai qu’on s’en fou un peu…
Eh bien parce que c’est surement l’ascenseur le plus con que j’ai vu jusqu’à présent, avec l’algorithme de gestion des appels le plus nul au monde. Un appel du 5 pour une descente, le truc monte au 9, normal il me prendra au passage pour descendre, non… Il fait des allers et retours dans les étages supérieurs, avant de lentement redescendre sans même s’arrêter pour me récupérer… Et pas un pour rattraper l’autre, son homologue juste à côté pareil!!
La vue est sympa du 5ème. La grande tour en construction est l’une des deux tours jumelles que le CIT est entrain de construire. Une vingtaine d’étages, fait pas les choses à moitié…
Direction le labo du professeur Nakamura. Les étudiants de ce labo travaillent majoritairement dans la réalité virtuelle (comme moi ) ou dans l’infographie (2D, modélisation 3D, stéréoscopie…). Ils sont en 1ère ou 2ème année de Master, avec quelques doctorants, et quelques “undergraduates” (juste avant le master) viennent y suivre certains cours techniques.
Les horaires? Y’en a pas… Tant que le projet avance, la paix règne
Personnellement je me calque sur les horaires d’Akiko donc je commence entre 8h et 10h pour finir entre 17h et 18h30. Arrivant à 8h, y’a pas à chercher, je suis le premier à ouvrir le labo. 10h correspond généralement à l’heure d’arrivée d’un premier groupe d’étudiants et du prof, 11h30 sonne l’arrivée massive (enfin on est rarement plus de 10 dans la labo donc pas de problème de place).
Les étudiants du labo peuvent venir quand ils veulent pour travailler, si un projet a du retard, c’est le week-end au labo. L’avantage étant la facilité de cumuler un petit job à côté (mon voisin de bureau fait par exemple du 16h~23h les jours où il a son petit job). Moi c’est pas possible pour des problèmes de VISA (visa étudiant => pas le droit de travailler). Le CIT étant une université privée, c’est pas donné donc beaucoup d’étudiants ont un petit boulot en plus des cours.
Tous les labos ont ce genre de feuille à l’entrée qui permet de savoir qui est là ou pas, un genre de status msn version papier (j’ai du prendre cette photo le matin, y’a pas grand monde )
Moi je suis en haut, le Mario
J’aime bien le fait qu’ils aient mis la traduction des colonnes en anglais pour moi, considérant qu’ils me parlent tous exclusivement en Japonais à longueur de journée et que tous mes outils de travail sont en Japonais, je trouvais ça amusant. Cela était tout du moins utile pour les noms car la prononciation des kanji peut dans ce cas être très différente que pour les noms communs ou les verbes.
Evidemment c’est plein d’ordinateurs
Et de jouets…
Les réserves de caféine du labo:
La bibliothèque du labo, source de savoir infinie.
La salle où se trouve mon (grand ) bureau, le premier à gauche:
Je suis donc plutôt bien installé
Avec ma webcam perchée sur la lampe pour filmer les marqueurs (réalité augmentée). C’est parfait pour un champs de vision large sur le bureau et une source de lumière juste au dessus pour une détection optimale.
Et mon petit bras haptique à droite. J’ai celui-là en permanence sur mon bureau pour le développement, les autres plus gros sont dans une autre salle (je m’aperçois que j’ai oublié les photos ). De toutes façons, je ferai un article pour expliquer mes projets très prochainement.
Ce jour là, j’avais mon PC perso mais je ne l’emmène pas souvent. Ça me permet de le faire tourner sur des trucs longs et gourmands en ressources tant que je suis à autre chose. De toute façon le bras est branché sur l’autre machine.
Tout le monde est très sympa dans le labo, c’est vraiment un plaisir d’aller y travailler
Rapidement, l’autre campus de la fac (à 10 minutes en bus) où je suis mes cours de Japonais : Shibazono (芝園キャンパス)