Une gare Japonaise ordinaire…
Ξ avril 21st, 2008 | → 0 Comments | ∇ Insolite |
Il a survécu…

Ceux qui avaient déjà suivis mes aventures à Kôbe se rappellent peut-être de ce qu’est Hanami (flashback).
Rattrapage pour les autres…
Hanami (花見 ; littéralement, « regarder les fleurs ») est la coutume traditionnelle japonaise d’apprécier la beauté des fleurs, et principalement les fleurs de cerisier.
Je n’ai pas échappé à la tradition cette année encore et je suis aller participer à cette jolie fête, dans un autre style toutefois que la précédent édition de Kôbe (Shukugawa pour être exact
).
Hanami à la mode Kansai (région de Kôbe/Osaka/Kyôto), c’est un pic-nic entre amis ou en famille dans l’herbe sous les cerisiers.





A Chiba il y a nettement moins d’herbe… On peut pas tout avoir : Tôkyô et nature ensemble c’est pas simple
On a passé Hanami avec des amis à Matsudo, où ça ressemblait plus à une foire de chez nous, avec beaucoup de monde, des stands de nourriture, jeux… Il y avait toujours le traditionnel couloir de cerisiers comme j’appelle ça (rue principale bordée de nombreux cerisiers en fleurs qui font comme un tunnel rose, et le moindre coup de vent fait “neiger” les pétales). Comme le climat se dérègle également au Japon, Hanami était un peu passé lors du week-end, les arbres commençaient déjà à perdre leur couleur rose (ça fait un tunnel rose troué…). Ce fût tout de même très agréable, on a eu un temps superbe (ce qui n’est pas vraiment le cas en France à ce que j’ai cru comprendre



J’ai oublié de parler de la cérémonie qui a eu lieu au début du mois d’avril pour l’arrivée des nouveaux étudiants. Il faut savoir que février et mars sont les grandes vacances ici et que la rentrée se fait donc en avril. Les pauvres étudiants ne peuvent pas profiter du soleil durant leurs longs mois de glandage.
Je n’étais pas parmi les nouveaux arrivants (
) n’étant qu’un étudiant à cours terme… En plus je suis considéré comme un étudiant de 2ème année de master, donc je ne rentre pas dans la catégorie “newbies” sur le papier. Mon prof m’a proposé d’y aller avec lui pour voir comment ça se passe donc en voiture!

Très très très officielle, avec tout le monde en costume, la grande musique, la grande salle et tout. Tout les nouveaux étudiants tout fiers (c’est pas simple d’intégrer les universités ici contrairement à la France, ils sont plus proches du système américains avec des concours d’entrée propres à chaque université).

A gauche la présidence de l’université et à droite les “propriétaires” ou “actionnaires”… je sais pas comment on dit. Il y a deux types d’universités au Japon, comme chez nous, publiques et privées. Le CIT est privée.
J’ai fais un beau panoramique lorsque mon cerveau commençait à devenir imperméable aux discours en Japonais et que j’avais donc du temps libre
J’ai tenté une version interactive ci-dessous (mouvement à la souris)
Bon l’applet est jolie mais elle déforme un peu ![]()
Voir ci dessous pour l’original…
(ben oui si tu cliques pas sur l’image tu verras rien…)
Et à la fin le traditionnel chant officiel de l’école, toute les universités en ont un.
Jusque là, rien de bien exceptionnel, par contre après la cérémonie, j’ai été assez surpris lorsque mon prof m’a dit “tiens, on va aller chez Carrefour!!”
J’ai rien contre Carrefour (c’est même très agréable de retrouver une empreinte française dans l’économie locale) mais ça surprend comme suite de programme. Donc nous voilà partis direction Carrefour avec les nouveaux étudiants du labo pris au passage à la sortie de la cérémonie.

Liste de course stéréotypée du Français : fromage, vin, paté (stéréotype mais plutôt réaliste non???…)
Les produits Français sont un peu moins chers ici quand même, dommage qu’il soit loin de chez moi
On ressent facilement une overdose de tour Eiffel au fil des rayons…

A noter le très cliché “pack Français” avec une baguette, un fromage et une bouteille de vin.


Bref tout ça empaqueté, retour au labo pour une petite bouffe très sympa avec les gens du labo et une connotation assurément Française. J’ai même réussit à trouver de la terrine de lapin, ce qui fut une nouvelle expèrience pour eux (les Japonais ne mangent jamais de lapin, ils ne savaient même pas que ça se mange). Au final ils ont adoré
Sensō-ji (金龍山浅草寺) est le premier temple que je visite à Tōkyō, il se trouve à Asakusa, un quartier populaire de la ville. Evidemment après avoir passé 6 mois dans le Kansai (région de Kōbe-Osaka-Kyōto), les lieux touristiques “historiques” ne font plus le même effet… Le Kansai est probablement la région la plus riche en temples et autres traces du passé, elle est d’ailleurs réputée en tant que telle. Par opposition, Tōkyō est idéale pour découvrir la société Japonaise moderne, les contrastes hallucinants de ce pays (en gros, faut faire les 2
).
Sensō-ji est le plus vieux temple de Tōkyō et un des plus significatifs. C’est un lieux très agréable à visiter avec sa grande rue commerçante (les cerisiers commençaient à fleurir à ce moment), le bâtiment principal assez impressionnant et sa tour de 5 étages annexée au temple.
La première photo est le Kaminarimon (雷門 littéralement « la porte du tonnerre »), elle donne sur la rue commerçante.



Les lanternes sont probablement dues a un matsuri qui avait eu lieu peu de temps avant.



La tour de 5 étages dont j’ai parlé précédemment.

La traditionnelle queue devant l’entrée du temple pour se recueillir et faire une petite prière.

Une autre originalité de ce lieu: l’immeuble de la brasserie Asahi (principale marque de boisson Japonaise, notamment connue pour sa bière), “œuvre” de Philippe Starck (il est Français c’est pour ça que j’en parle
, on en trouve même la maquette au centre Pompidou ). Les Japonais surnomment ce bâtiment 金のうんこ (kin no unko, litterallement la “merde dorée”
).

A noter la voiture méga-kéké avec la cannette de Red-Bull derrière